Les remparts

Garantir les populations contre les envahisseurs venus de la mer : telle était la préoccupation majeure des seigneurs du Moyen-âge qui choisissaient pour s’installer des sites de hauteur et qui les ceinturaient de fortifications. Des manuscrits de VIIe siècle indiquent que le territoire de Saint-Paul était déjà occupé à cette époque. Plus précis sont les documents indiquant  qu’aux XIIe et XIIIe siècles, des murailles en pierres ont été construites entre le bas du cimetière actuel et la chapelle sainte Claire. Il en existe encore quelques vestiges, consolidés et protégés, sur le chemin de Nice. Les remparts qui font de Saint-Paul aujourd’hui la seule fortification de France intégralement conservée dans sa conception d’origine ont été édifiés au XVIe siècle, vraisemblablement entre 1546 et 1556. Première pierre en avait été posée le 31 mai 1538 par François 1er en personne en compagnie de ses deux fils, le dauphin Henri (futur Henri II) et Charles d’Orléans. Ce système bastionné a perdu de son intérêt lorsque le comté de Nice est devenu français en 1860. Les menaces d’invasion en Provence ne sont plus à craindre et l’on envisage la démolition des remparts que les Domaines devaient mettre aux enchères… C’était sans compter sur la lucidité du maire de l’époque Henri Layet qui, dès 1872 entreprend avec son conseil municipal d’acquérir les remparts et les tours. Le décret de ce « sauvetage » fut signé par Adolphe Thiers en mars 1873. Le classement de ces remparts par les Monuments Historiques est intervenu le 20 février 1945.